NORAH JONES - … Featuring

En voilà une affiche qui fout les miquettes ! Du genre : L’Exorcisme vous fait vous bidonner comme un dingue ? Vendredi 13 et Halloween sont des remakes des meilleurs films de Gérard Oury ? Le projet Blairwitch est un film de vacances ? Et bien, regardez un peu cette affiche, avec un casting au poil pour coller la frousse au Yéti !

Un vrai film en 3 D : Diarrhée, Dysenterie et Dragées Fuca ! Au secours !

PS : Je sais, c’est court et non argumenté, mais en même temps, on n’a que ce que l’on mérite !

PS2 : Non, je n’ai pas écouté ce disque, et je n’en ai pas la moindre intention. Norah Jones et moi avons toujours mis un point d’honneur à rester éloignés l’un de l’autre.

PS3 : Norah Jones peut bien s’inventer des trios avec la Mère Denis, la Mère Thérésa et la Mer Méditerranée si elle le souhaite, mais qu’elle laisse l’immense Ray Charles reposer en paix ! Non mais !

Esther

Rien que pour avoir mêlé Ray Charles à ce funeste projet, la note est sans appel:

9:17 pm, by mamain
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Mayer Hawthorne - A Strange Arrangement





A chacun sa manière de profaner la culture d’une autre communauté. Certains érigent des complexes commerciaux sur des cimetières indiens, d’autres pillent sans vergogne l’héritage de la Soul. Avec son album intitulé “A Strange Arrangement”, Mayer Hawthorne s’est amusé à déterrer les mélodies de légendes soul comme Curtis Mayfield pour les violer sauvagement avec sa voix de fausset. Comble de la perversion nécrophile, il a enregistré ses ébats buccaux en 12 titres guimauves qui fileraient des cauchemars à Freddy Krueger.



Mayer tu dois être un grand garçon en bonne santé car l’entièreté de ton album n’est que de la soupe. En comparaison à ton disque, la bande son du film “Bodyguard” s’avère être un chef d’œuvre passionnant et rythmé dont les nombreux rebondissements me filent la chair de poule. La mièvrerie de titres lents et mielleux comme Shiny & New ou Let Me Know  me donnent envie de tabasser une licorne avec une batte de baseball arc-en-ciel. A côté de ça, tes morceaux au swing “balancé” comme Maybe So, Maybe No ou You Easy Lovin’ donnent tellement une impression de vide que je suis pris de violents vertiges lorsque je les entends.



Dans tes clips tu te prends pour un black lover ou un skater mexicain. Tu n’as visiblement pas beaucoup plus de personnalité que tes chansons. Tu es arrivé à faire passer ta soupe à l’étron pour de la soul, une musique qui est censée avoir une âme, une flamme en elle. A cause de toi, les jeunes d’aujourd’hui vont penser que la Soul c’est un type avec des lunettes branchées et un costume ringard trop cool et pas cher qui chante du Tom Jones pour cancéreux. Et iiiiiiihiiiiii (chanté façon Whitney) will always hate you pour ça.



panpan chino



Mayer Hawthorne reçoit 4 baffes sur 5 dans son disque. Et il l’a vraiment pas volé.

4:10 pm, by mamain
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MATT & KIM - Sidewalks

Bonjour mon ami,

Tu es jeune, fun, les cheveux in ze wind, les teeths blanches et propres sur elles ?? La pop à papa t’emmerde (the la’s), celle à papy te fait chier (les Beatles) et tu recherches des new sensations ??



Il suffit de demander, j’ai ce qu’il te faut dans ma besace.



Sidewalks de Matt & Kim.

Petit récapitulatif pour les incultes du bulbe qui ne connaitraient pas : Matt & Kim est un groupe américain formé en 2004 par…. Matt Johnson et Kim Schifino. Auteur de deux bouses albums avant celui-là.

Sidewalks est, n’y allons pas par quatre chemins, leur CO. Sidewalks est le chaînon manquant entre la pop anglaise et le savoir-faire américain. Sidewalks est probablement la plus grande oeuvre pop sortie ces dix dernières années. Un firmament rarement atteint, un album que même les Beatles, ces gros nases, n’auraient osé imaginer. D’entrée de jeu, block after block place la barre très haut. Ce bijou expérimental pop commence par un effet sur la voix de Matt qui relève de la magie pure, s’ensuit une instrumentation digne des meilleures oeuvres de rap des années 90 (Benny B) avec des putains de choeurs que tu en as des frissons partout tellement c’est beau puis arrive la voix, non trafiquée cette fois, grandiose héritière directe des grands groupes anglais des années 90 ( Inspiral Carpets, New Fast Automatic Daffodils). C’est simple, si tu as kiffé ta race sur le dernier Manic Street Preachers, sidewalks est trois cran au-dessus au minimum.


Pour résumer : les vingt trois premières secondes d’écoute, ton estomac commence à se rappeler à toi sérieux, demande à avoir une vie propre. Toi t’es pas d’accord mais tu fais avec. A la vingt quatrième, d’ un commun accord, tu te diriges vers les chiottes et gerbes tout ce que tu as dans le bide. Tu te dis que c’est les moules qui sont pas passées (t’as mangé des carbonaras, mais c’est pas grave) . Le temps que tu reviennes des chiottes le morceau est terminé. Tu tentes AM/FM sound, second morceau. Et là t’en crois pas tes oreilles. Ce son de synthé t’avais pas entendu ça depuis…. pffff….. le générique de Champs Elysées, l’émission de variétoches de Drucker. Cette voix de casserole te transporte presque vingt ans en arrière quand tu étais jeune, acnéique et insouciant et que tu écoutais, emporté par ta jeunesse de merde, tout ce qui était étiqueté madchester. Quand arrive le refrain, c’est plus champs elysées, c’est plus les années 90 que tu vois apparaître dans le rétro mais tu sembles être atterri dans un stade de foot, en plen milieu d’hooligans déchaînés prêts à en découdre. Ces oh oh eh oh eh eh oh eh oh feraient passer Renée la taupe pour un refrain écrit à quatre mains par Ray Davies et Alex Chilton, le viens boire un p’tit coup de Licence IV pour un CO d’intimité écrit par Jacques Brel.Vous vous souvenez de tarzan boy de Baltimora ?? C’est la même chose en pire. C’est un putain de cauchemar auditif, un croisement des pires morceaux des Manic avec Al Corley. Si si, souvenez-vous, square rooms ou cold dresses.


Mon PC pensait avoir atteint le fond cette année avec les Manic ou Superpitcher mais là il est pulvérisé, explosé, carbonisé et ce en seulement deux morceaux. Je m’interroge tout de même sur la santé mentale de ces deux énergumènes car pour écrire de telles merdes il faut être sérieusement dérangé du bulbe; avoir un tel “talent” pour pondre ça c’est limite pas humain.

Vous voulez que je vous dise ?? J’ai pas osé poursuivre l’écoute du disque. A un moment j’ai craint pour ma santé mentale.Pourtant dieu sait qu’en musique j’ai pas peur de grand chose. Je m’aventure volontiers dans des territoires que peu oseraient explorer, je me considère, à l’instar de BeachBoy, comme un warrior prêt à se mettre n’importe quoi entre les oreilles du moment qu’il y a une note de musique correctement jouée. Mais là, j’avoue, je rends les armes. C’est ce que j’ai écouté de plus terrifiant cette année.



La Myre



Celui-ci, c’est une note sans appel:

8:12 am, by mamain
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KELE - The boxer





Tu es jeune. Trop jeune. Les années 80 sont pour toi un fantasme, une chimère, un idéal. Tu fais parti d’un groupe indie à succès mais tu te sens trop à l’étroit dans cette casquette. Tu veux voir plus loin, plus haut. Alors tu vas livrer un album solo haut en couleurs, plein de bidouillages électro cheap tendance années 80. Tu vas te la jouer artiste maudit incompris qui n’aura pas eu le succès mérité en ayant sorti un album ultra personnel.



Tu auras tout de même un succès critique: un canard français musical tendance gauche libertaire qualifiera ton album d’hédoniste, de jouissif pour ne pas dire que c’est de la merde. Mais les notes attribuées par les internautes de RYM te feront comprendre que tu as fait un album tout pourri, véritable caricature de ce que pouvaient déjà produire de pire les années 80, un truc que même François Feldman, Kajagoogoo ou encore Wham n’auraient pas osé faire. Alors tu reformeras ton groupe, Bloc Party, tu repartiras sur les routes du succès avec une certaine amertume, tu splitteras peu de temps après, tu te retireras dans une communauté pour mettre ta foi à l’épreuve et essayer de comprendre à partir de quel moment ça a foiré et tu finiras par élever des chèvres naines dans le Larzac.



Kele, sache une chose : je suis ton ami et je peux te dire à partir de quand ça a foiré . Quand tu as décidé de sortir the boxer. Ceux qui ont osé l’écouter se sont tellement marrés, ont été tellement consternés par la nullité crasse de ce disque, que tu as fini par perdre le peu de crédibilité qu’il te restait avec ton ancien groupe.



Enfin bon, moi je dis ça mais j’ai quasiment jamais aimé Bloc Party (un ou deux titres efficaces dirons-nous) et ton album est ce que j’ai écouté de plus risible cette année. Mais on s’en fout.



Myrrhman

7:06 pm, by mamain
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BRAN VAN 3000 - The Garden

 





Les histoires d’amour finissent mal… en général. Là, le divorce est prononcé. Remontons le temps. 1997, BRAN VAN 3000, collectif festif sorti de nulle part déboule avec Glee qui mélange funk, pop, punk, rock, métal, hip-hop, soul, musette électro-jungle, valse reggae, et bourrée…. Bref, tout ce qui s’écoute, BRAN VAN 3000 le carre dans un mixer et ressort une œuvre incroyablement cohérente. Certes, on ne parle pas du disque du siècle, mais le disque tiendra la route plus d’un été. Des mélodies efficaces, du flow parfait, un disque qui se permet, dans le même morceau de résumer la musique moderne en 3 minutes, passant d’un style à l’autre le plus naturellement du monde, sans jamais oublier de rigoler un bon coup. Ça respire la bonne humeur tout en étant fait avec un sérieux de rigueur… 4 ans après, la suite. Et là, la douche froide. C’est déjà moins brillant, répétitif, et surtout, moins bien composé. Si quelques morceaux tiennent encore la route, le disque déçoit sur la longueur… Ensuite ? Le troisième album voit le jour 6 ans plus tard, il faut se faire une raison, il ne reste plus rien. Le collectif est oublié, on ne joue plus que du hip-hop de bas étage pour MTV calibré… Et aujourd’hui, le nouvel album sort.

Déjà, la pochette aurait du me mettre sur la voie ! Si BRAN VAN 3000 n’a jamais fait dans le délicat pour les pochettes, il bat cette fois les records de la mochitude. Mais bon, passons. Le disque démarre, et c’est parti pour une heure ou presque de roue libre. Mais la roue est crevée.

Donc, pour ce qui est des mélodies ? C’est simple, il n’y en a pas ! Pour ce qui est des idées ? C’est simple, il n’y en a pas ! Pour ce qui est de la musique ? C’est simple, il n’y en a pas !

Dans la série, on retente le coup du premier album, sauf que visiblement, on n’a pas la queue d’une idée, ce disque est en tête de gondole. On mélange sans cohérence, les styles, les instruments, qui arrivent tous comme un chien au milieu d’un jeu de quilles. Et puis, alors, putain… Les sons datent d’avant l’invention des oreilles, c’est pas possible autrement. Le lauréat de la chanson la plus merdique revient à l’aise à « Jahrusalem (Feat. EP Bergen, Dorian And Sidaffa Bakel) » qui parodie (enfin, on espère que c’est une parodie…) le r’n b le plus vilain qui soit qui ne passerait même pas le portail de sécurité de Radio Ado. C’est d’une laideur qui rivalise avec la vulgarité et on imagine sans peine le clip empli de pétasses surnichonnées qui remuent du croupion en tâtant le service trois pièces du chanteur à casquettes. Bref, on dégobille le maximum de clichetons sur la musique actuelle, mais à l’inverse du premier album, on sent ici que ce n’est plus pour faire rire ou pour faire la fête, mais uniquement pour vendre de la galette.

Un peu plus loin, on ressuscite les boys band et après avoir été vulgaire, le disque devient totalement ridicule, « This Day (Feat. Ben Wilkins) » et son pont espagnol donnent envie de foutre l’ensemble du groupe au milieu d’une arène à la place du taureau.

Dès lors, il devient carrément pénible d’aller au bout du disque, car les chansons s’enfoncent toutes un peu plus dans les marécages de la nullité la plus absolue et l’on se dit que la plaisanterie a assez duré. Rien à sauver dans cet album qui nous rappelle un vieux dicton : « Toutes les bonnes choses ont une fin ! » mais on est bien content que les mauvaises aussi.

Bref, ton collègue t’a dénoncé au fisc? Ton voisin pisse dans ton jardin? Ta femme te trompe avec le labrador du boulanger? Ton pharmacien a dit à tout le monde que t’avais la chaude pisse? Tu veux te venger? Fais-lui écouter ce disque. Il y a des disques mauvais, d’autres à chier, d’autres consternants, d’autres encore atroces, horripilants ou abjectes… L’avantage de ce disque, c’est qu’il est un peu tout ça à la fois…

9:21 pm, by mamain
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SUFJAN STEVENS - The Age Of ADZ





Bon… Je n’ai plus qu’à présenter mes excuses les plus plates à Badly Drawn Boy, à Hawksley Workman et à Eels… Je me suis aperçu, en écoutant le nouvel album de Sufjan Stevens qu’ils avaient sorti trois chefs d’oeuvre absolus…


Oui oui… Sufjan Stevens sort ces jours l’un des disques les plus laids qu’il m’ait été donné d’entendre. En musique, certains frisent l’ennui, d’autre le ridicule, d’autres plongent carrément les deux pieds dedans… Et bien Stevens fait encore plus fort, il invente carrément un nouveau mètre étalon du disque chiantissime ultime. Etrangement, ça démarre relativement bien… Bon, y’a de l’écho sur la voix, le morceau n’est pas renversant, mais depuis quelques albums, on est habitué à ce que Stevens enquille les morceaux anecdotiques.


Revenons deux secondes sur le bonhomme. A trop vouloir sortir des disques gargantuesques, il a rarement réussi à pondre un album cohérent et passionnant du début à la fin et même si le concept de l’album par état était relativement fumeux, dans l’ensemble, il composait quelques titres magnifiques parfois excellents, voire, à une ou deux reprises littéralement bouleversants… Et puis, peu à peu, il s’est enlisé et n’a pas su se dépêtrer de son propre style…


Et là, il veut se renouveler dans la continuité. Résultat, il sort un album où il manipule l’électronique avec 20 ans de retard pour masquer un manque cruel d’inspiration qui vous saute aux oreilles dès le second titre… Une bouillie électro pop nous est servie sans discontinuer… En résulte un capharnaüm répétitif, vieillot et sans âme qu’il est totalement impossible d’écouter jusqu’au bout.


Lorsque l’on s’ennuie, il peut arriver que l’on s’endorme… Là, impossible. Ca tape littéralement sur les nerfs… Impossible de vous citer un titre, c’est abjecte tout du long. On a envie de crier “Pitié!” pour que cesse cette torture auditive consternante. C’est bien simple, je crois que je préfèrerais me taper l’intégrale de Céline Dion que de me réécouter ce disque improbable que je ne conseillerais même pas à un sourd. Au passage, vous noterez également qu’en plus de faire un disque inaudible, il se fend d’une pochette qui, à haute dose, doit pouvoir vous rendre aveugle.


Alors que l’on pense avoir subi le pire du pire (ouais ouais, le pire du pire…) et que l’on commence sérieusement à penser au suicide pour mettre fin à nos atroces souffrances, Sufjan Stevens, comme si nous lui avions fait subir les pires outrages et qu’il souhaitait se venger, nous torche un morceau tout en matière fécale de… 25 minutes. Ouais ouais. 25 minutes interminables qui feraient passer un partie de pêche dans un lac asséché pour une bringue de fin de vie… Dire qu’on en voit pas la fin est un doux euphémisme, on a l’impression que les minutes sont des mois dans un pays figé…. Qui a bien pu appuyer sur la putain de touche pause de ma vie se demande-t-on….



Sufjan Stevens obtient la note de 5 baffes sur 5 dans son disque. Et il l’a pas volé !

5:39 pm, by mamain
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5:35 pm, by mamain
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